La place de la nature

« Le dessin est une lutte entre la nature et l’artiste. Il ne s’agit pas pour lui de copier, mais d’interpréter. »
Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques


…La nature, par son insondable beauté, lance un défi. Comment rendre cette élégance, cette force, cette vibration ? On doit mobiliser toutes ses forces pour sortir de soi. La beauté singulière de la nature pousse à s’arracher du narcissisme sur lequel se fonde bien souvent le travail d’après imagination, en évitant la « mollesse » réaliste…
Interpréter, transfigurer demande une dose de violence.

Et pourtant, quelques coups de crayon plus tard, ce corps à corps peut se transformer en une étreinte… à laquelle on s’abandonne pour se laisser traverser, habiter.
Apprendre à dessiner se ferait dans un double mouvement : d’abord acquérir des outils techniques, et puis, consentir à s’en déposséder pour enfin se trouver.

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